GTA sur les catastrophes : adoption de la proposition de l’Algérie préconisant un mécanisme régional contre les risques majeurs

ALGER – La 18e session du Groupe de travail africain (GTA) sur la réduction des risques de catastrophes s’est clôturée jeudi à Alger, avec l’adoption à l’unanimité de la proposition de l’Algérie pour la création d’un mécanisme régional contre les risques majeurs, et l’émission d’une dizaine d’autres recommandations.

« La proposition de l’Algérie pour la création d’un mécanisme régional contre les risques majeurs a eu un soutien franc de la part de l’ensemble des participants et des experts présents à cette session », a indiqué le représentant du ministère de l’Intérieur, de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, Hamid Afra, précisant que « le soutien des participants s’étalera sur deux étapes ».

« La première étape consiste en l’engagement de tous les participants à travailler ensemble dans le but de finaliser le cadre institutionnel de ce mécanisme avant le mois de décembre prochain. Quant à la deuxième étape, elle porte sur l’engagement de tous les participants à réclamer le soutien des institutions africaines et onusiennes, afin d’appuyer la proposition de l’Algérie lors du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) prévu au mois de février prochain pour son entérinement », a ajouté M. Afra.

De son côté, le chef de Bureau de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophes (DRR) en Afrique, Amjad Abbashar, a salué l’adoption de la proposition de l’Algérie.

« L’adoption de ce mécanisme est doublement salutaire. D’un côté, il permettra au continent africain de se doter, à l’instar des autres continents, d’un mécanisme efficace contre les risques majeurs. De l’autre, ce mécanisme fera bénéficier les pays africains de l’expérience de l’Algérie en termes de lutte contre ces risques », a-t-il noté, soulignant que la 18e session du GTA a été un succès sur tous les plans.

Par ailleurs, les participants ont dégagé une dizaine d’autres recommandations, à l’instar d’oeuvrer dans le but de trouver un système d’alerte précoce contre les catastrophes naturelles, la nécessité de faciliter le soutien entre les pays membres, encourager la formation et l’échange d’informations et continuer à s’activer en vue de dégager une vision commune lors de la prochaine Conférence sur le climat (COP27) et des prochaines rencontres dans le cadre de l’UA.

Pour rappel, les travaux de la 18e session du Groupe de travail africain sur la réduction des risques de catastrophes se sont ouverts mardi à Alger et se sont s’étalés sur trois jours, autour du thème « Des engagements à l’action : renforcer l’action anticipative grâce à la mise en œuvre efficace du programme d’alerte précoce multirisque et d’action rapide ».

Lors des deux premières journées, les participants n’ont pas manqué de saluer les efforts de l’Algérie en matière de prévention et de lutte contre les risques majeurs.

« L’Algérie est l’un des pays ayant joué un rôle important pour la réalisation des objectifs de l’Agenda panafricain pour la prévention des catastrophes, c’est pourquoi nous invitons tous les participants à profiter de l’expérience algérienne pour en apprendre davantage », a souligné dans son intervention, Amjad Abbashar.

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