Guerre de libération nationale: hommage au Chahid Dr Issad Hassani

ALGER – Le sacrifice suprême du Chahid Dr Isaad Hassani, dit « Si Khaled », a été rappelé, mercredi à Alger, par des proches et compagnons de lutte, qui ont mis en avant son dévouement à sa patrie et à la cause nationale.

Dans un témoignage lors du « Forum de la mémoire » du quotidien El-Moudjahid, inscrit dans le cadre des célébrations du soixantenaire de l’indépendance de l’Algérie, la nièce du Chahid, Djoher Ait Yahia est revenue sur le parcours du défunt depuis sa jeunesse.

Evoquant le parcours estudiantin et militant de son oncle, dont le nom est aujourd’hui apposé au CHU Beni-Messous (Alger) et à la commune d’El-Khalidia (Mascara), elle a indiqué que « Si Khaled » avait rejoint Mascara, après avoir terminé ses études de médecine à Montpellier (France) et ce, en compagnie de deux étudiants français qui ont fini par rallier le maquis de l’Armée de libération nationale (ALN) et se convertir à l’Islam.

Elle a précisé, en outre, que « si le défunt a choisi de s’installer à Mascara, c’est parce que son aïeul était un soldat du vaillant Emir Abdelkader », tout en rendant un hommage appuyé à sa mère « grâce à laquelle Issad Hassani, pour qui l’unité nationale n’est pas un vain mot, est devenu un grand martyr ».

De son coté, son époux, Abdelmadjid Benmouffok, moudjahid de la Fédération du Front de libération nationale (FLN) en France, a tenu à sensibiliser les jeunes générations sur « le sacrifice et le courage de leurs aînés », rappelant la bravoure des combattants algériens qui ont arraché l’indépendance et chassé le colonisateur.

Dans un témoignage lu par le directeur général d’El Moudjahid, Mohamed Koursi, et adressé aux participants, l’ancien moudjahid Daho Ould Kablia a évoqué « le souvenir impérissable » du Dr Issad Hassani, son compagnon de lutte au sein de la zone VI de la wilaya V et par ailleurs, collaborateur aux cotés de sa propre sœur, la moudjahida Zoubida Saliha Daho Ould Kablia.

« Après une attaque à Zeralda à laquelle il avait pris part, le Chahid a subi les pires tortures après son arrestation le 5 mai 1957 et ce, durant de longues semaines. Nonobstant cela, il a refusé de faire une déclaration de reddition, ce qui lui vaudra une liquidation sans aucune forme de procès », a écrit le responsable de l’Association des anciens du ministère de l’Armement et des Liaisons générales (MALG).

Au terme de cette rencontre-hommage, le DG d’El Moudjahid a procédé à l’inauguration d’une exposition des archives du journal, retraçant les glorieuses pages de la Guerre de libération nationale et qui s’inscrit dans le sillage des célébrations du soixantenaire du recouvrement de l’indépendance.

 

 

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